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Et si tu n'avais plus besoin d'être tout pour tout le monde ? Simplement, être toi-même !

Et


Il y a une question que je pose parfois au détour d'une séance.

Une question toute simple, en apparence.

"Et toi… qu'est-ce que tu en penses ?"

À chaque fois ou presque, il se passe la même chose.

Un silence, pas un silence gêné, plutôt un silence rempli de recherches.

Comme si la personne fouillait à l'intérieur d'elle-même pour retrouver une réponse qu'elle connaissait autrefois… mais qu'elle n'avait plus l'habitude de consulter.

Alors viennent les mots.

"Je ne sais plus."

Ou parfois :

"Je n'y avais même pas pensé."

Et chaque fois, cela me serre un peu le cœur.

Parce que je réalise à quel point nous sommes nombreux à connaître par cœur les attentes des autres… tout en ayant oublié d'écouter les nôtres.


On apprend très tôt à faire plaisir ...


Je ne crois pas que l'on se perde du jour au lendemain.

Je crois que cela commence beaucoup plus tôt.

Lorsque l'on comprend qu'en étant sage, on reçoit des compliments.

Qu'en disant oui, on évite les conflits.

Qu'en faisant plaisir, on est aimé.

Alors, sans même s'en rendre compte, on ajuste un peu notre façon d'être.

On fait moins de vagues.

On cache ce qui pourrait déranger.

On garde certaines pensées pour soi.

Et, petit à petit, cette manière de s'adapter devient presque naturelle.

Au point que l'on finit par croire que c'est notre personnalité.


Le costume devient parfois une seconde peau


Je me demande souvent combien de versions de nous-mêmes nous portons au cours d'une seule journée.

Il y a celle que l'on montre au travail.

Celle que l'on montre à sa famille.

À ses amis.

À ses enfants.

À son compagnon ou à sa compagne.

Ce n'est pas de l'hypocrisie.

Nous ne sommes pas exactement les mêmes selon les personnes qui nous entourent, et c'est tout à fait normal.

Mais il existe une différence entre s'adapter… et s'effacer.

Pendant longtemps, je ne l'ai pas vue.

Je pensais simplement être quelqu'un de conciliant.

Puis un jour, je me suis aperçue que je passais beaucoup de temps à me demander comment les autres allaient réagir… et très peu à me demander ce que, moi, j'avais réellement envie de vivre.


La peur de décevoir est une prison silencieuse


La peur de décevoir ne fait pas de bruit.

Elle ne crie pas, elle ne s'impose pas, elle murmure.

"Ne dis rien."

"Accepte, ça évitera les histoires."

"Ils vont être déçus."

"Ce n'est pas si grave."

À force de l'écouter, on devient incroyablement doué pour anticiper les besoins de tout le monde.

On pense aux anniversaires.

Aux rendez-vous.

Aux émotions des autres.

À ce qu'il faudrait dire.

À ce qu'il vaudrait mieux taire.

Et cette capacité est précieuse.

Elle témoigne souvent d'une grande sensibilité.

Mais lorsqu'elle ne laisse plus aucune place à nos propres besoins, elle finit par nous épuiser.

Parce qu'il est difficile de respirer librement lorsque l'on passe son temps à surveiller la façon dont les autres nous regardent.


J'ai compris que tout le monde ne me verrait jamais de la même manière


C'est une idée qui m'a longtemps dérangée.

J'aurais aimé être comprise de tous, aimée de tous, ne jamais décevoir.

Puis la vie m'a doucement montré que c'était impossible.

Certaines personnes apprécieront toujours ta spontanéité.

D'autres la trouveront excessive.

Certaines aimeront ton franc-parler.

D'autres le prendront pour de la dureté.

Tu pourras faire exactement la même chose, avec exactement la même intention, et pourtant être perçu de mille façons différentes.

Ce jour-là, quelque chose s'est apaisé en moi.

J'ai compris que je ne pouvais pas contrôler le regard des autres.

Mais que je pouvais choisir de rester fidèle à ce qui me semblait juste.


Et si tu arrêtais de demander la permission d'être toi ? Si tu étais enfin toi


Je crois que nous attendons parfois une autorisation invisible.

L'autorisation de dire non.

De changer d'avis.

De poser une limite.

D'avoir besoin de silence.

De ne plus correspondre à l'image que certains avaient construite de nous.

Comme si évoluer risquait forcément de décevoir quelqu'un.

Pourtant, grandir, c'est aussi accepter que certaines relations changent.

Que certaines personnes ne comprennent pas nos choix.

Et ce n'est pas toujours agréable.

Mais ce n'est pas forcément un échec.

Parfois, c'est simplement la preuve que nous sommes enfin en train de vivre notre propre vie.


La seule personne avec qui tu passeras toute ta vie…


J'aimerais te laisser avec cette pensée.

Tu croiseras des centaines de personnes au fil de ton existence.

Certaines resteront quelques mois.

D'autres plusieurs années.

Quelques-unes t'accompagneront jusqu'au bout.

Mais il y a une personne avec qui tu passeras chaque seconde de ta vie.

Toi.

Alors, avant de te demander si les autres seront d'accord avec tes choix…

Demande-toi si toi, tu pourras encore te regarder avec douceur lorsque tu les auras faits.

Parce qu'au fond, ce n'est peut-être pas le regard des autres qui compte le plus.

C'est celui que tu poses sur toi lorsque la journée s'achève.

Et je crois que la plus belle preuve d'amour que l'on puisse se donner n'est pas de réussir à plaire à tout le monde.

C'est de rentrer chez soi, de fermer la porte, de respirer profondément… et de sentir que, malgré les doutes, malgré les imperfections, malgré les peurs, nous ne nous sommes pas abandonnés en chemin.


🌿 Pour aller plus loin…



J'y partage une prise de conscience qui a changé ma manière de vivre : nous passons parfois tellement de temps à essayer de correspondre aux attentes des autres que nous oublions de nous demander ce qui est juste pour nous.


La bise énergtique, Alicia.


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